Cinq questions à
Géraldine Marolleau
R&D Manager chez Villars Maître Chocolatier
Géraldine Marolleau

Chocolat, métier ou vocation ?

Au départ, il s’agissait d’un métier puis cela est devenu une passion. Je ne suis pas chocolatière mais ingénieure en agroalimentaire et ai appris à connaître le chocolat jusqu’à ce qu’il devienne une réelle passion.

Géraldine Marolleau

Qu’est-ce qui caractérise selon vous l’artisanat chocolatier en Suisse ?

Un grand savoir-faire et des traditions toujours renouvelées.

Géraldine Marolleau

Quels souvenirs avez-vous en lien avec le chocolat ?

Des souvenirs d’enfance de grignotage en douce de chocolats. Et aussi des odeurs de fèves de cacao torréfiées quand je suis arrivée chez Villars, il y a quinze ans.

Géraldine Marolleau

Comment imaginez-vous le chocolat du futur ?

Un chocolat durable, plus éthique et plus respectueux de l’environnement, avec plus de traçabilité et de transparence mais toujours avec cette dimension plaisir.

Géraldine Marolleau

Que signifie « durabilité » pour vous ?

C’est quelque chose d’assez global et systémique qui englobe la dimension humaine et environnementale, mais également la traçabilité des matières premières, la réduction des déchets, le fait de prendre soin des hommes et des animaux, le respect de tout et de tous d’une manière générale.

Géraldine Marolleau
Cinq questions à
Christophe Moret
Fondateur de l’Espace Chocolat
Christophe Moret

Chocolat : métier ou vocation?

Les deux. C’est bien entendu mon gagne-pain mais je suis également presque obsédé par le chocolat. Je me repositionne et me remet en question tout le temps, surtout qu’il s’agit d’un domaine qui bouge énormément en ce moment.

Christophe Moret

Quel métier lié au chocolat execez-vous ?

Je suis le fondateur et le chocolatier d’Espace Chocolat. Avec ma femme, nous gérons aussi tous les aspects d’une petite entreprise, allant des RH à l’administration, en passant par la recherche et le développement ou encore le packaging et la promotion.

Christophe Moret

Quels souvenirs vous transmet le chocolat?

J’avais 22 ans quand j’ai commencé à travailler dans une chocolaterie à Neuchâtel. Il y a plus de 30 ans, on n’utilisait que 3 sortes de chocolat : le noir, le blanc et au lait. C’est à cette époque que j’ai découvert ce qu’était réellement le chocolat, qui se développait énormément. On venait de sortir un chocolat noir à 70% qui était gustativement bon, une révolution.

Christophe Moret

Quel chocolat mangerons-nous dans le futur?

Il y a la tendance à se démarquer de plus en plus en montrant son savoir-faire. Avant, les confiseries et boutiques vendaient le chocolat accessoirement. Maintenant, on développe des produits totalement différents, uniques et on collabore même directement avec une plantation pour proposer un produit à haute valeur ajoutée. La question du fair trade se pose aussi toujours plus.

Christophe Moret

Que signifie l'innovation pour vous?

C’est une constante remise en question, on prend des risques et rien n’est coulé dans le marbre. On sort plus de nos laboratoires également, pour donner des ateliers ou participer à des salons notamment, ce qui nous rapproche de notre public.

Christophe Moret
Cinq questions à
Thomas Ramseier
Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch
Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

Monsieur Ramseier, le chocolat est-il pour vous un métier ou une vocation ?

Définitivement une vocation passionnée ! En tant que technicien alimentaire formé chez un producteur de chocolat, les bases pour un futur au sein de l’industrie du chocolat étaient déjà bien posées. De plus, je trouve le chocolat extrêmement fascinant et je trouve qu’il n’y a rien de mieux qu’un chocolat fraîchement réalisé, qu’il s’agisse d’une tablette de chocolat Bean to bar ou d’un pralin noble. Vous remarquerez que le chocolat est réellement ma passion.

Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

Avez-vous un travail lié au chocolat ?

Oui, dans le vrai sens du terme. Après chaque cours ou événement, je vois les résultats finaux sucrés des participants. Je me réjouis à chaque fois de cela. Et j'aime aussi les collations régulières.

Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

Qu’est-ce qui caractérise l’artisanat chocolatier en Suisse ?

L’alliance de la tradition, de la qualité et de la recherche constante d'innovation. Le niveau de qualité est très élevé et c'est formidable, car c’est la seule manière pour que le chocolat suisse puisse continuer à s’affirmer. Il convient de mentionner tout particulièrement le savoir-faire de l'industrie, ce qui ne doit pas être tenu pour acquis. Le maintien la grande connaissance devient de plus en plus important.

Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

Que signifie l’innovation pour vous ?

Avoir la possibilité d'essayer de nouvelles choses et de donner une réelle chance à de nouvelles choses. Il se passe beaucoup de choses dans l'industrie. Par exemple, les plus petits fabricants Bean to Bar produisent également des créations de très grande qualité. Offrir un espace et un soutien à ces innovations est très important pour moi.

Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

Quel chocolat mangerons-nous dans le futur ?

Des créations de chocolat de haute qualité, extrêmement fraîches et de meilleure qualité, et que vous fabriquerez de préférence vous-même. Et il est de plus en plus important d’utiliser des fèves fines issues de zones de culture durables. Je pense que les possibilités de transformation actuelles et futures conduiront à de plus en plus d’expériences, ce qui me permettra d’envisager de nouvelles créations chocolatières dans le futur. 

Copropriétaire et cofondateur de minischoggi.ch

La start-up suisse MiniSchoggi propose des cours durant lesquels les participants peuvent réaliser du chocolat eux-même.