PORTRAIT

Vincent Dozin, de la marine belge à la succes story chocolatée

Vincent Dozin, de la marine belge à la succes story chocolatée
Vincent Dozin, de la marine belge à la succes story chocolatée

Originaire de Belgique, Vincent Dozin démontre un parcours hors norme. Après avoir intégré la marine belge, il change de voie et travaille notamment chez Fauchon, en France, ou au Royal Savoy, à Lausanne, avant de faire un passage comme ouvrier chez Mojonnier et Manuel. Il se met à son propre compte en 1993  en rachetant la Pâtisserie Sordet à Lutry. Il débutera entouré de sa femme et de 4 collaborateurs… il en compte aujourd’hui 74, répartis sur six succursales et cinq tea-rooms-restaurants. 

C’est dans le cadre du Rallye du chocolat de Lausanne, qui s’est tenu en mai dernier, que nous nous rendons chez Vincent, une boulangerie-pâtisserie et confiserie de style parisien située à l’Avenue du théâtre 16, à Lausanne. Nous sommes tout de suite immergés dans un univers de découvertes de nouvelles saveurs qui revisite les traditions. C’est dans son atelier à Lutry et avec beaucoup de passion que Vincent Dozin développe, depuis 1993, « des produits au goût franc, naturel, dans des textures s’accordant au mieux. » Celui qui se considère comme un artisan, au sens noble du terme, a su, au fil des années, s’entourer d’une équipe grandissante qui a su lui apporter son savoir-faire, ses compétences et sa force. 

Le parcours d’un combattant 

Né en Belgique, Vincent Dozin décide dans un premier temps d’intégrer la marine belge avant de monter à Paris pour suivre une formation de pâtissier. Après avoir acquis de l’expérience auprès du réputé Fauchon, il rejoint le Royal Savoie, à Lausanne, à l’âge de 22 ans. Il sera ensuite chef pâtissier aux bains thermaux de Lavey, où il rencontresa femme, avant un passage chez Mojonnier, qui, pour l’anecdote, le licencie en 1989, alors que Vincent Dozin évoque des envies de se mettre à son compte. Un lieu emblématique qu’il finira par racheter vingt-cinq ans plus tard. Au fil des années, le pâtissier-chocolatier cumule les succès. Il passe d’un seul point de vente et quatre collaborateurs à six succursales etcinq tea-rooms restaurantscomptant plus de 74collaborateurs. « On s’arrêtera là », assure Vincent Dozin à un journal local. 

Un chocolat sans additifs ni pétrochimie

Vincent Dozin doit en partie sa réussite au choix de ses fournisseurs, qu’il a méticuleusement sélectionné au fil des années. Sensible aux conditions de travail dans les pays exportateurs de cacao et d’autres matières premières, et avec une conscience écologique avérée, il est en quête d’un chocolat aux ingrédients les plus naturels possibles. « Cela fait maintenant sept ans que nous avons banni tous les adjuvants non nécessaires, la pétrochimie, les nanoparticules et l’huile de palme, explique Vincent Dozin. Il est primordial d’avoir de bons produits de base si nous désirons proposer des chocolats de haute qualité à nos clients. Nous avons supprimé tous ces ingrédients pas uniquement dans la production de chocolat, mais également dans toute la pâtisserie et la restauration. » C’est également pour cela que l’artisan a fait le choix de se tourner vers des petits producteurs, gages de qualité.« Nous collaborons actuellement avec un producteur au Ghana, où tout le village travaille la terre. Il nous fournit notamment en mangues séchées, un produit qui a une couleur, une texture et une saveur tout autres que ce que nous rencontrons dans le commerce. »